Défaut de communication

Les perles : la justice

Deux avocats plaident pour le même prévenu dans une affaire de corruption dans la police, où le « milieu » était renseigné grâce à des policiers « ripoux » et à l’intervention d’un journaliste peu scrupuleux. Étrangement, le premier avocat demande la relaxe de son client, tandis que le second estime que la peine déjà prononcée en première instance est trop élevée. C’est ce qu’on appelle une défense concertée.

L’aide juridictionnelle

Les perles : la justice

Lors de la manifestation de protestation contre la maigre rémunération de l’aide juridictionnelle (AJ), les avocats se sont fait la voix à la manière des potaches en quête de slogans ravageurs. Du coup, c’est Marylise Lebranchu, la ministre de la Justice, qui a essuyé les plâtres. Du très classique « Lebranchu, t’es foutue, les avocats sont dans la rue ! » au plus insolent « Guigou au trou, Lebranchu en garde à vue ». Du très communiste « Avocats de tous les barreaux, unissez-vous ! » au très judiciairement « tendance », façon Omar m’a tuer : « L’AJ m’a tuer ». Sans oublier le très audacieux : « Lebranchu, le barreau, tu l’as dans le c… ! »

Le film de la plaidoirie

Les perles : la justice

Un avocat, un rien innocent, plaide dans une affaire d’escroquerie au nom d’une compagnie d’assurances. Il refait le film des événements pour tenter de démontrer que son adversaire ne dit pas la vérité, quand tout à coup, il lâche : « Le sinistre a été circoncis… » De là à dire qu’il plaidait comme un gland !

La grisaille des avocats

Les perles : la justice

Pour égayer la grisaille du quotidien, une charmante avocate a trouvé une solution. Elle a sommé ses confrères de « caser » dans leurs plaidoiries le mot « Nutella », le mot « sycophantes », pas facile à placer, puisqu’il désignait les délateurs de voleurs de figues dans la Grèce antique, et l’expression non moins singulière : « Mort aux vaches ! » Mais les avocats sont des jongleurs de mots, des trapézistes du verbe. Et les candidats à ce jeu d’un genre nouveau ont relevé le défi. Le tribunal n’y a d’ailleurs vu que du feu. Reste à savoir ce que les avocats méritants ont bien pu gagner.

La sixième lettre

Les perles : la justice

Un avocat, qui écrivait régulièrement à un de ses confrères pour s’enquérir du cours anormalement sommeillant d’un dossier, finit en désespoir de cause par prendre la plume : « Cher confrère, combien de fois faut-il vous écrire avant que vous ne vous décidiez à me répondre ? » Et l’avocat peu diligent de lui répondre par retour du courrier : « Cher maître, sachez que je ne réponds qu’à la sixième lettre. Or si je ne m’abuse, votre courrier n’est que le cinquième. J’attends donc avec impatience votre prochaine missive ! » S’il n’a guère contribué à faire reculer les lenteurs de la justice, il aura au moins fait avancer le sens de l’humour judiciaire.