Parodie de justice

Les perles : la justice

Pour dénoncer sa mise en examen dans une affaire de double assassinat sur fond de « guerre des cliniques », un chef d’entreprise monte une pièce de théâtre intitulée Justice privée. Le rôle des juges d’instruction y est tourné en dérision. La pièce, très décapante, est jouée à Paris et Marseille. Les avocats qui l’ont vue ont apprécié. Les juges moins. Normal…

Remords quand tu nous tiens

– Voyons, madame, dit le juge, après avoir versé l’arsenic dans la tasse de votre mari, vous n’avez eu aucun remords ?
– Si, monsieur le juge.
– Ah ! Qu’avez-vous pensé ?
– Je me suis dit : « Ce café est chaud, pourvu qu’il ne se brûle pas ! »

Tué par une fausse note

Une femme ouvre la porte à deux policiers :
– Vous ne pouviez pas ouvrir plus tôt ?
– Je ne pouvais pas entendre, je jouais du piano, mais que se passe-t-il ?
– On vient de nous téléphoner que chez vous, on est en train d’assassiner un nommé Chopin.

Deuil de façade…

Une femme vêtue de noir entre, en larmes, dans une armurerie et dit au vendeur.
– Mon mari est mort. Il a été renversé par une voiture.
– Madame, je ne voudrais pas être indiscret… Mais je ne vois pas pourquoi vous venez ici.
– Comment vous ne voyez pas ? Je suis venue pour rendre l’arme que j’ai achetée il y a quatre jours !

La correspondance de Colonna

Les perles : la justice

Dans une lettre adressée à l’hebdomadaire nationaliste corse U Ribombu, Yvan Colonna, le tueur présumé du préfet Érignac, en cavale depuis mai 1999, sort de sa réserve : « Je n’y suis pour rien dans cette affaire (…) Je redescendais chez moi avec mes chèvres, lorsque j’ai rencontré quelqu’un qui m’a dit que j’étais activement recherché par la police pour l’affaire Érignac. » Vingt mois pour pareille fulgurance épistolaire, Yvan Colonna peut revoir sa copie.