Le champion de tir à l’arc

Dans un bureau de Pôle Emploi un ancien champion de tir à l’arc déclare :
– Je voudrais me reconvertir en utilisant mes compétences.
– Vous pensez à quelque chose en particulier ?
– Pourquoi ne pas devenir l’assistant d’un acupuncteur soignant de loin des malades contagieux ?

La compétition de tir à l’arc

Ca se passe au moyen âge. Pour célébrer sa prise de trône, un roi organise la plus grande compétition de tir à l’arc du monde.

Les concurrents se départagent un par un, chacun prouvant son habileté et sa précision de tir en réussissant des prodiges.

Voici par exemple cet homme qui arrive sur le pas de tir en tenant un enfant par la main. Il va le poster contre un arbre situé à près de 25 mètres, et il lui place une pomme sur la tête. Il regagne alors le pas de tir, épaule et décoche sa flèche qui va se planter en plein milieu de la pomme pour la couper en deux, laissant l’enfant en pleine santé.

L’homme va ensuite saluer le roi :
« Je viens de Suisse. Je suis Guillaume Tell ».

Voici maintenant un autre tireur qui va placer un enfant contre un arbre situé à près de 50 mètres. Lorsque l’enfant est en place, il dépose une noix sur sa tête. Puis il reprend sa place sur le pas de tir, et décoche une flèche qui s’en va directement fendre la noix placée sur le crâne de l’enfant sans toucher un seul de ses cheveux.

La foule exulte ! Le tireur va ensuite saluer le roi :
« Je viens d’Angleterre. Je suis Robin des Bois. »

Vient enfin un autre homme qui tient un enfant par la main. Il va le placer devant un arbre situé à 5 mètres du pas de tir. Il lui dépose ensuite une pastèque sur la tête. Il retourne au pas de tir, épaule en tremblant tel Jean-Pierre Coffe en train de présenter un plat de tranches de jambon polyphosphatés, et finalement, décoche sa flèche qui – quelle horreur – va se planter en plein dans l’oeil gauche de l’enfant, en le tuant sur le coup.

Un grand « Ohhh » de stupeur secoue la foule qui ne comprend pas. Le tireur s’avance alors vers le roi et dit :
« Je viens de Belgique. Je suis… vraiment désolé ! »