Elle

Finesse de ces mains qui attirent le toucher,
Velouté du regard qui veut un échange,
Vision de ce cœur qui attends son archange,
Quels exploits ne ferais-je pas pour l’approcher. Besoin de mouvements de ce corps qui danse,
Beauté de l’esprit qui ignore ses qualités,
Fille fragile par un lutin habitée,
Je vendrais mon âme pour savoir ce qu’elle pense.

Tourbillon magique de couleurs et de vie,
Elle vit sans savoir que moi je l’admire,
Je vois le soleil à son étoile pâlir.

Elle si belle que de ma vie je ne veux
Troubler cette paix par mon funeste aveu,
Car c’est elle qui m’enchante et dont j’ai envie.

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Seul

Pour moi le vieux fou capricieux
En cherchant l’amour et la joie
Ne perdant pourtant pas la foi,
J’ai usé mon cœur et mes vœux. Que ne suis-je comme tant d’autres tombé
Pour une cause désespérée,
Au lieu de succomber tari
Sous les coups violents du mépris

Seul je suis, seul je resterais
Egrenant les coups de mon cœur
Qui palpite solitaire

Et moi de l’amour mes apprêts
Sont néants comme l’âme sœur
Dont l’image s’estompe sur terre

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Mensonge

Pourquoi faut-il qu’elle mente ?
Mais le pire des mensonges
Est celui que jamais l’on ne dit
Et que seulement l’on songe, Aucune vérité ne tente.
C’est un mensonge sur sa vie
Dans lequel elle se plonge
Elle semble chercher le mépris
Avec son air toujours absente
Pourrais-je trouver ce qui la ronge ?

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Une femme qui plaît à ma mère

Un jeune homme se plaint à un ami :
– A chaque fois que j’amène une jeune fille à la maison, elle ne plaît pas à ma mère et le mariage rate.
– Je vais te donner un truc, fait son ami. Choisis une fille exactement comme ta mère. Ainsi, tu es sûr qu’elle lui plaira. Quelques mois plus tard, ils se retrouvent :
– Alors, tu es marié ?
– Hélas ! non. Toujours pas.
– Tu n’as pas suivi mon conseil ?
– Si. J’ai déniché une jeune fille, ressemblant trait pour trait à ma mère : parlant comme elle, marchant comme elle, cuisinant comme elle.., ma mère l’a adorée tout de suite.
– Alors, pourquoi ne l’as-tu pas épousée?
– Mon père ne pouvait pas la sentir.

Egarement

Démence d’amour, d’ambition
Rêves fatals et perditions
Pièges posés et conditions
Filles superbes, apparitions Cherchant toi désespérément
Amoureux d’elles éperdument
Folie d’envie, égarement
Filles superbes, moi leur amant

Sorts du monde de platitude
Hors la vie de solitude
Détruit toutes habitudes

Il n’y a pas de fatalité
Il n’y a que de l’avidité
Filles superbes, déités

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.