Quand elles partent

Celle qui s’en allait
En lui tournant le dos
Avec elle emportait
Un fort joli credo
Sa foi dans le bonheur
Un morceau de son cœur
Sa confiance dans la vie
Un petit bout de lui Celle qui s’en allait
En lui tournant le dos
Avait brisé en lui
Tous ses rêves, sa folie
Ses sentiments d’amour
Censés durer toujours
Hier plus qu’aujourd’hui
Et demain c’est fini

Celle qui s’en allait
En lui tournant le dos
Offrira à autrui
Ce qui était à lui
Ses mots, ses cris, ses pleurs
Ses mains et ses caresses
Ses baisers et ses peurs
Son corps de déesse

Celles qui s’en vont
En leur tournant le dos
Un beau jour détruiront
Ce qui reste de beau

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Vide amour

Le vide au cœur
Et le visage hagard
Il s’en allait
Poursuivre l’infini Le mal au cœur
Tout seul dans la gare
Il attendait
Un train indéfini

Le cœur brisé
Allongé sur la voie
Il a compris
Le défi de la vie

Le fil coupé
Il a brisé sa voix
On lui a pris
La femme de sa vie

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Mes mains

Perplexes d’abord, elles caressent tes cheveux
En hument l’arôme, en goûtent la saveur
Découvrent leurs mystères, décuplant leur ardeur
Et elles descendent leurs mèches, recouvrant tes yeux Tes paupières sont closes, sur un univers
Et tes joues sont roses, sur ton visage ouvert
Elles jouent sur ton cou, qui doucement palpite
Au rythme de mon cœur, qui follement s’agite
Elles tremblent, traversant ta douce vallée
Comme si les deux collines elles voulaient avaler
Elles contournent ces formes douces et rondes
Et remontent effleurantes vers leurs pointes dressées
Sur lesquelles elles s’affaissent, tendres, harassées
Pour un temps épuisées par ce nouveau monde
Puis elles ressuscitent à l’envie de te voler
Quelques soupirs, quelques frissons, de t’éveiller
Elles survolent, tournoyantes, le terrain fertile
Que dans un futur enviable nous cultiverons
Leur folle danse s’arrête un instant au nombril
Elles contemplent la page fermée d’un livre
Qui parle de la vie et que nous ouvrirons
Puis de ces pensées enfin elles se délivrent
Et reprennent, songeuses, leurs évolutions,
Arrivant de l’Olympe à l’ultime rempart
Qu’elles traversent, furtives, survolant le mont
Et plongent en ce lieu qui deux jambes séparent
Dans ce divin calice qui t’a été donné
En l’espace d’un frisson leur destin fut scellé :
Se voulant sortilèges, elles furent ensorcelées
Se croyant magiciennes, elles furent envoûtées
Et tu ouvres les yeux, endormie, étonnée
Me faisant l’offrande d ‘un bout d’éternité…

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Pensée 6

Toi qui peuple mes rêves, le présent est passé
Ainsi veulent les heures de toi m’éloigner
Et que pleure mon cœur que rien n’a épargné Car si l’un seul brisait liens que temps a tressé
Solitaire le briseur, l’éploré vit pour deux
Même linceul ne sépare qu’instants malheureux

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Pensée 5

A l’être aimé
Je veux crier
Ces quelques mots :
« Comment saurais-je Ce que je vaux ?
Comment lirais-je
Dans tes doux yeux
Ce que tu veux ? »

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.