La décharge du marin

Un marin embarqué à bord de la Jeanne d’Arc depuis plusieurs mois envoie le message suivant à sa petite amie restée à terre :
« Nous serons de retour au port dans 25 jours, le 30 octobre. Ma chérie, tu m’as tellement manqué… Je veux que tu me retrouves sur le quai avec le break de Bernard et surtout, n’oublie pas de poser un matelas à l’arrière, parce que je veux qu’on le fasse dès que j’aurai mis le pied sur le sol. Il est temps qu’on arrive, j’ai les couilles qui vont exploser. À bientôt ma poupée, ton Loulou. »

La fiancée qui n’en pouvait plus elle non plus d’attendre, lui envoya cette réponse :
« Bernard est d’accord pour prêter son break le 30 octobre, et j’ai aussi trouvé un matelas. Je vais me garer au plus près du bateau, mais je te préviens, tu as intérêt à être le premier à toucher le sol, parce que je ne demanderai pas les cartes d’identité à l’entrée ! »

La maternité du Cantal

C’est une jeune fille d’un petit hameau reculé du Cantal, pas trop futée, qui arrive un jour dans la maternité du chef-lieu pour accoucher de son premier enfant. Tout se passe bien. Un an plus tard, elle est de retour pour accoucher à nouveau. La troisième année, pareil. Comme une horloge. Et c’est comme ça tous les ans, douze années de suite. La treizième année cependant, elle ne se montre pas, et les années suivantes non plus.

Un beau jour, la sage-femme fait sa rencontre sur le marché d’Aurillac.

Elle lui demande de ses nouvelles et lui dit :
– Alors, ça y est, vous n’êtes plus enceinte ! Vous savez que ça nous a étonné de ne plus vous voir à la maternité : on s’était habitué !

Et la rurale lui répond :
– Ah ben non alors, depuis que je sais à quoi c’est dû, ça risque plus d’arriver.