L’aveu

La conscience mise au vent comme une feuille morte
Tremble dans l’attente de ce moment terrible
Ivre de joie, le bonheur est ma seule cible
Mais j’ai peur malgré l’amour qui me transporte Se doute-t-elle de ce que j’éprouve pour elle
Des tourments qu’elle me cause quand elle disparaît
Et que jour après jour je subis son attrait
Quand mon cœur s’envahit de sa beauté frêle

Pourrais-je sincèrement cet aveu assumer
Elle est tout dans ma vie, mes peines et mes joies
Peut-être pourrais-je la convaincre de ma foi

Mais il me vaut mieux ne pas tenter le diable
Poursuivre à jamais ma vie de misérable
Et laisser peu à peu l’amour me consumer

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Elle

Finesse de ces mains qui attirent le toucher,
Velouté du regard qui veut un échange,
Vision de ce cœur qui attends son archange,
Quels exploits ne ferais-je pas pour l’approcher. Besoin de mouvements de ce corps qui danse,
Beauté de l’esprit qui ignore ses qualités,
Fille fragile par un lutin habitée,
Je vendrais mon âme pour savoir ce qu’elle pense.

Tourbillon magique de couleurs et de vie,
Elle vit sans savoir que moi je l’admire,
Je vois le soleil à son étoile pâlir.

Elle si belle que de ma vie je ne veux
Troubler cette paix par mon funeste aveu,
Car c’est elle qui m’enchante et dont j’ai envie.

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Seul

Pour moi le vieux fou capricieux
En cherchant l’amour et la joie
Ne perdant pourtant pas la foi,
J’ai usé mon cœur et mes vœux. Que ne suis-je comme tant d’autres tombé
Pour une cause désespérée,
Au lieu de succomber tari
Sous les coups violents du mépris

Seul je suis, seul je resterais
Egrenant les coups de mon cœur
Qui palpite solitaire

Et moi de l’amour mes apprêts
Sont néants comme l’âme sœur
Dont l’image s’estompe sur terre

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Mensonge

Pourquoi faut-il qu’elle mente ?
Mais le pire des mensonges
Est celui que jamais l’on ne dit
Et que seulement l’on songe, Aucune vérité ne tente.
C’est un mensonge sur sa vie
Dans lequel elle se plonge
Elle semble chercher le mépris
Avec son air toujours absente
Pourrais-je trouver ce qui la ronge ?

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.