18 janvier 2018 – Le naufrage du superpétrolier Sanchi

L’invraisemblable silence de Tokyo face au naufrage du superpétrolier Sanchi.

dessin d'actualité humoristique d'un Japonais face à la marée noire provoquée par le naufrage du superpétrolier Sanchi en Mer de Chine
18 janvier 2018 – Le naufrage du superpétrolier Sanchi

okyo : Silence radio sur la marée noire en Mer de Chine.
Japonais : « On s’en fout… Tant qu’on peut manger des sushis. »
(caricature d’un Japonais avec des sushis)

Alors que déferle une marée noire encore sans précédent dans la mer de Chine orientale, le silence de Tokyo en est assourdissant. Pourtant ce naufrage menace aussi le Japon, alors pourquoi un tel mutisme face aux conséquences possibles de cette nouvelle catastrophe écologique ?

En brûlant, le pétrolier iranien a déversé une cargaison de près de 140 000 tonnes de pétrole brut. Il s’agit du plus gros rejet de condensats dans la nature de toute l’histoire du pétrole : invisibles depuis la surface, ces hydrocarbures extrêmement légers sont particulièrement toxiques pour la faune et la flore marines. Et les analyses des premiers experts n’est guère optimiste : les opérations de dépollution vont nécessiter des dizaines, voire une centaine d’année.

Véritable désastre environnemental, la pêche et le tourisme sont les premiers menacés sur l’archipel nippon, mais le mutisme du gouvernement japonais est total… aucun communiqué, ni aucune trace dans les journaux. La zone du naufrage se trouvant à proximité d’un champ gazier exploité par la Chine serait à l’origine d’un énorme contentieux territorial entre Pékin et Tokyo… ce qui pourrait expliquer cet étrange silence médiatique de la part des japonais.

Duf

16 janvier 2018 – Quand le Round-Up laisse des traces

dessin d'actualité humoristique montrant des cochons dans un champ traité au glyphosate
16 janvier 2018 – Quand le Round-Up laisse des traces

Papa cochon : « Tu as encore été traîner dans un champ de glyphosate ? »
Enfant cochon : « Mais c’est un champ de céréales, papa… »
Papa cochon : « Ne joue pas sur les mots avec moi ! »
(caricature d’une famille cochon)

Pourtant suspecté d’être cancérigène pour l’homme par l’OMS, l’Europe ne semble toujours pas décidée à interdire l’utilisation du glyphosate en agriculture… alors nous continuons à mettre du poison dans nos assiettes.

Du glyphosate, il y en a partout et il est très difficile de l’éradiquer totalement de notre alimentation : on en trouve en très grande quantité dans les céréales, les pâtes, le miel mais aussi les lentilles ou les pommes de terre. Il pollue également nos nappes phréatiques et plus de 1,9 millions de français boivent de l’eau du robinet polluée aux pesticides (source : Capital).

Pourtant, il existe des alternatives déjà engagées par de nombreux agriculteurs – souvent bio – souhaitant valoriser leur image et leurs pratiques. Mais désherber au naturel reste une douce utopie pour une grande majorité d’agriculteurs et l’usage de produits phytosanitaires reste indispensable à leur survie. Une sortie anticipée du glyphosate serait synonyme pour eux d’un surcoût de 70 euros par hectare, soit au total 950 millions d’euros pour les cultivateurs français (source : Challenges).

Et malheureusement l’absence de dialogue entre le gouvernement et les agriculteurs ne risque pas d’arranger les choses… pendant ce temps, nous pouvons continuer à remercier Monsanto qui continue à profiter de cette situation et n’a jamais autant vendu d’herbicides sur la planète.

Duf

15 janvier 2018 – Les vaches s’affolent chez Lactalis

Scandale Lactalis : les contrôles à la source vont s’intensifier.

dessin d'actualité humoristique d'un tatoueur réalisant le logo Milka sur une vache
15 janvier 2018 – Les vaches s’affolent chez Lactalis

(caricature du tatouage de la vache Milka)

Après le scandale des vaches folles, les lasagnes de cheval et les œufs farcis de fipronil, Lactalis décide de nous servir de la salmonelle dans les laits infantiles.

C’est ce qui arrive lorsque l’hygiène n’est plus une priorité et que les seuls mots d’ordre de l’entreprise deviennent RENTABILITÉ et PRODUCTION. Mais lorsque l’on est un géant de la production laitière, ce genre d’attitude est inacceptable : comment peut-on décider de mettre en danger les vies de milliers de nourrissons pour améliorer sa marge et faire plaisir à ses actionnaires ?

Et malgré le rappel tardif de plus de 12 millions de boîtes Picot, Pepti et Milumel, beaucoup de lots sont tout de même passés au travers… les groupes de grandes distribution (Leclerc, Auchan, Carrefour ou Système U…) ont tous vendu des produits contaminés après la date de rappel, plaidant ainsi l’erreur humaine et un manque d’organisation.

Côté Lactalis, le PDG Emmanuel Besnier se sent plutôt à l’aise dans ses pompes Louis Vuitton, nous resservant le périmé « responsable mais pas coupable » et promettant de renforcer les contrôles… Sachant que la salmonellose peut être fatale pour les nouveaux nés et que Lactalis a mis délibérément la vie de tous ces nourrissons en danger pour une histoire de profit, quelles sanctions exemplaires notre gouvernement va-t-il mettre en place ?

En attendant la réponse, je vous donne rendez-vous au prochain scandale alimentaire… peut-être avec les OGMs – les paris sont ouverts – lâchez-vous !

Duf

10 janvier 2018 – Réforme de l’ISF : Bingo pour Pénicaud

Réforme de l’ISF : grosse part de galette pour Pénicaud.

dessin d'actualité humoristique sur la réforme de l'ISF
10 janvier 2018 – Réforme de l’ISF : Bingo pour Pénicaud

Muriel Pénicaud : « Merfi Macron. »
(caricature de Muriel Pénicaud)

Muriel Pénicaud, qui gagne environ 10 000 euros par mois, peut dire merci à Emmanuel Macron : grâce à la transformation de l’ISF en IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) par le président des riches, notre ministre du travail va réaliser quelques 62 000 euros d’économies en 2018.

Ce « coup de pouce » aux plus riches fortunes de France va bien entendu en avantager beaucoup d’autres comme Nicolas Hulot ou Françoise Nyssen pour ne pas les citer… En comparaison, Huguette, retraitée de 75 ans, touche 1 445 euros par mois et va perdre 324 euros par an à cause de la réforme de la CSG.

C’est malheureusement un fait avéré : pendant que tous ces hypocrites de politiciens continuent à se goinfrer sur le dos de la République, ceux qui sont réellement dans le besoin et ont tout donné pour la Nation, ne peuvent compter sur rien ni personne pour survivre.

Et tout le monde trouve cela normal ?

Duf

28 décembre 2017 – Pourquoi mange-t-on de la dinde à Noël ?

dessin drôle de dindes qui vont être tuées pour Noël
28 décembre 2017 – Pourquoi mange-t-on de la dinde à Noël ?

Dindes : « – Miaou ! Miaou ! Miaou !
– Mais qu’est-ce que tu fais ?
– Je lui ai caché ses lunettes tout à l’heure. Miaou ! »
(caricature de dindes)

Farcies aux marrons ou au foie gras, je voulais dédier ce post à toutes les dindes qui ont passé un joyeux Noël sur nos tables.

Mais nous n’avons pas toujours eu de la dinde à table pour attendre l’arrivée du père Noël…car avant la découverte des Amériques par les conquistadors, ce gros volatile bien gras et dodu vivait des jours heureux sous le doux soleil mexicain à picorer des grains de maïs. Et oui, ce n’est qu’au XVIe siècle que cette drôle de coutume de manger de la dinde à Noël s’imposa chez nous, lorsque les colons espagnols ramenèrent les premières dindes des Amériques.

On prit alors l’habitude de la préférer à l’oie pour les festivités ou autres banquets royaux, car c’était à l’époque un met très rare et très raffiné, considéré comme « exotique » et très branché dans la cour du roi Charles IX. D’ailleurs le mot « dinde » est l’abréviation de « poulet d’Inde », cette charmante volaille ayant été ramenée du Mexique qui faisait alors partie des « Indes espagnoles ».

Comme ça la prochaine fois que vous mangerez de la dinde, vous pourrez faire votre intéressant et étaler votre culture légendaire devant toute vos convives ébahies.

Duf