Le jour

Le jour qui passe
Est mort demain
Temps qui trépasse
Cruel destin Le jour qui vient
Est plein d’espoir
Il t’appartient
Enfin te voir

Le jour d’hier
Est mort en vain
Une prière
Temps incertain

Le jour d’avant
Tu étais là
Un peu de temps
Toi dans mes bras

Le jour présent
Est loin de toi
Amour absent
Jour sans émois

Le jour futur
Te veut à moi
Plein d’aventures
Pour notre joie

Un jour lointain
Nous vieillirons
J’en suis certain
En compagnons

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Soirée

Sombre soirée d’hiver
Où remontent les tourments
Les images d’hier Lumière sombre du soir
Où se meurent en pleurant
Les rêves, les espoirs

Soir d’hiver solitaire
Où tu es loin de moi
Une journée que j’enterre

Combien de jours perdus
De moments gaspillés
Pour avoir attendu

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Esclaves

Esclaves de nos regrets
Esclaves de nos passions
Plus rien ne nous agrée
Plus rien, plus d’attentions Esclaves de notre vie
Esclaves de nos espoirs
Plus rien ne fait envie
Plus rien, que désespoir

Esclaves de nos travaux
Esclaves de nos rêves
Plus rien ne nous prévaut
Plus rien de notre sève

Esclaves du quotidien
Esclaves de nos sens
Plus rien, plus que des liens
Plus rien de notre essence

Esclaves, le voulons-nous
Est-ce à nous de choisir
Esclaves d’un monde fou
Où pouvons-nous partir

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Désillusions

Le jour qui meurt
Est peur toujours
De moi les fleurs
Sont pleurs d’amour Le temps qui passe
Trépasse encore
De corps si lasse
Enlace la mort

L’ennui qui vient
Déteint l’ennui
S’enfuient les liens
Dédain de vie

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Hélène

Tu détestes un corps
Que beaucoup envient
Tu espères la mort
Et tu fuis la vie Du haut de ta tour
Tu jettes un regard
Sur ce qu’est l’amour
Et puis tu t’effares

Le passé dis-tu
Est un lourd fardeau
Celui-ci te tue
Tourne-lui le dos

Le présent vois-tu
Existe aujourd’hui
Et hier le tue
Ouvre-toi à lui

A quoi bon chercher
Dans les maux d’hier
Ce qui peut cacher
Le bien ou l’enfer

Attendre la fin
Dans cette vie là
C’est mourir enfin
Et oubli de soi

Je veux exister
Ici, maintenant
Je veux profiter
De chaque moment

Alors secoue-toi
Et vis le présent
Alors rejoins-moi
Et oublie le temps

Chaque jour qui passe
Est un jour perdu
Un jour sans traces
Que tu n’as pas vu

J’avais oublié
Ce qu’était la vie
A te regarder
Plonger dans l’ennui

Mon passé aussi
Je l’ai combattu
J’ai gagné ici
Et tu as perdu

Les mots que tu lis
Sont emprunts d’espoir
Alors réagis
Pour enfin me voir

Trop faire semblant
De vivre pour moi
Est aussi blessant
Que l’amour sans foi

La vie se construit
Et la joie s’apprend
La vie se poursuit
Et moi je t’attends

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Sens

La vie n’a plus de sens
Le sens n’a plus de vie
L’essence de l’envie
C’est envie de décence La vie qui se dépense
C’est dépense d’envie
Et c’est désespérance
Et c’est manque de vie

L’histoire n’a plus d’âge
Et l’âge n’a plus d’histoire
Victoire pour les sages
Présage plus d’espoir

La vie n’a plus d’histoire
C’est l’histoire de ma vie
Victoire de l’envie
C’est envie de l’espoir

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Prends ma main

Quand pleurer, c’est banal
Quand tes pleurs te font mal
Quand tu perds le moral
Prends ma main Si tu cherches l’oubli
Si tu veux un ami
Je serais ça aussi
Prends ma main

Quand devant ton miroir
Tu ne veux plus te voir
Attends au moins ce soir
Prends ma main

Et si tu veux crier
Parce que trop épuisée
Par la méchanceté
Prends ma main

Quand tu ne peux dormir
A force de souffrir
Et que tu veux mourir
Prends ma main

Ce que j’ai de meilleur
C’est t’offrir le bonheur
Ne cherche pas ailleurs
Que ma main

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

La part des choses

Quand tu m’as pris la main
Avais-tu fait le lien
Avec ce qu’un gamin
Ecrivait en chemin Mon premier poème
Chantait ma vie même
Avec ma main tendue
Avec l’espoir perdu
Dix ans se sont passés
Et mes rêves espacés
J’apprenais à lutter
Pour la réalité
Un dimanche divin
Nos folies d’écrivains
Nous avaient réuni
Le silence et le cri
Et moi l’âme esseulé
Je voulais consoler
Grave erreur j’ai commis
Car tu m’as compris
Et je t’ai dit danger
Car je risque d’aimer
Mais le mal était fait
Et mon amour naissait
Ridicule garçon
Amoureux d’un glaçon
De sang chaud pétrifié
De larmes consumé
Ridicule perdant
Amoureux d’un diamant
Qui connut dans sa vie
Tellement mieux que lui
Je n’ai pas la beauté
Je n’ai que la pensée
C’est bien insuffisant
Pour être attirant
Comme Brel le chantait
Si un seul jour j’étais
Le contraire de moi
Beau et con à la fois
Beau pour ne pas subir
Con pour ne pas souffrir
Rêve impie d’un païen
Qui ne vit jamais rien
Tu vois j’avais raison
Car tu sais dans le fond
Que tu as les atouts
Qui font d’une vie tout
Tu es jeune et belle
Et tu seras celle
Qui connaîtra l’amour
Et moi viendra mon tour
A l’âge où les années
Les passions ont calmé
L’amant devient ami
Et le corps un défi
Alors on m’aimera
Pour ce que j’ai en moi
Pour une vie heureux
Etre sage est précieux
Je sais ce que je vaux
Mais ne suis pas dévot
J’aime à l’intérieur
Mais ne suis pas gêneur
Et je me fais petit
Pour que mieux l’on m’oublie
Mais à toi j’ai pu dire
Que j’ai vécu le pire
Et je veux que tu saches
A quel point l’on s’attache
A t’avoir près de soi
A parler avec toi
Et ceux qui médisants
N’en seraient pas content
Oublie-les à jamais
Ils ne te méritaient
Et ne t’inquiète pas
Si je dis ces mots-là
A défaut d’être amant
Je serais confident
La vie m’a peu donné
J’ai appris à garder
Ton cœur est blessé
Le mien cicatrisé
Tu connais tes débuts
Moi la fin j’ai vécu
Toi tu as l’avenir
Le mien n’est que soupir
Plutôt que la pitié
Je préfère l’amitié
Mais permets que je rêve
Un moment de trêve
Pour mon cœur en hiver
A un autre univers
Où je serais pour toi
Ton cheval de Troie
Conquérant d’Hélène
De tes amours la scène
Parle-moi encore
De tes amours si forts
Steve ou Visegrad
Comme un camarade
Je t’écouterais
Et partagerais
Tes peines et tes joies
Comme si c’était moi

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.