Le vieillard excité

Surpris par l’orage, un représentant de commerce a trouvé refuge dans une ferme. Le paysan et sa femme lui offrent à dîner et lui proposent :
– Si vous voulez passer la nuit ici, vous n’aurez qu’à coucher dans le même lit que le grand-père. Ça ne vous ennuie pas ?
– Pas du tout, approuve le représentant. Il gagne donc le lit du grand-père et s’endort tranquillement. Mais, au petit matin, il est réveillé par le vieillard qui hurle :
– Une femme ! Je veux une femme !
– Ecoutez, mon ami, dit le représentant, c’est impossible et cela pour trois bonnes raisons : d’abord, il est trop tôt; ensuite les filles du village ont autre chose à faire que de vous tenir compagnie ; et, enfin, ce que vous tenez dans la main, en ce moment, et qui vous excite tellement… c’est à moi.

Comment bien choisir une vache

Le petit garçon d’un fermier avait accompagné son père à la foire pour acheter une vache.
– Ce qu’il faut, lui expliqua le père, c’est la tâter sous tous les angles, pour être sûr que c’est une bonne bête. Et, joignant le geste à la parole, il se mit à palper la vache, de la tête au bout des pattes, en passant par l’encolure et les pis.

Puis ils rentrèrent à la ferme avec la vache. Le fermier alla la conduire à l’étable tandis que le gamin partait jouer dans un champ. Soudain, l’enfant arriva en courant, très excité :
– Papa, papa, criait-il, derrière une meule, il y a un représentant, couché dans le foin, et à la façon dont il la tâte, je crois bien qu’il veut acheter ma sœur !

La surdité du laboureur

Avisant un vieux paysan en train de labourer son champ, un voyageur de commerce, qui vend de l’engrais, s’est arrêté pour lui faire l’article.
– Quoi ? Dit le vieillard, totalement sourd. Le représentant recommence son baratin, un ton plus haut.
– Comment ? Fait le paysan qui n’en a pas compris un mot.

Trois fois de suite, le représentant expose les vertus miraculeuses de son engrais en hurlant de plus en plus fort. Puis, complètement découragé, il remonte dans sa voiture. Et à deux kilomètres de là, il stoppe près d’une petite ferme où une femme lave du linge.
– Madame, dit-il, je vends un engrais qui…
– Ne vous fatiguez pas, répond la fermière. J’ai tout entendu quand vous racontiez cela à mon mari.

La roue crevé du voyageur de commerce²

Donc, c’est un voyageur de commerce qui passe toute la semaine sur la route. Il rentre chez lui tous les week-ends, et nous sommes justement un vendredi soir, tard, la nuit est bien avancée. Il est encore au volant et il lui reste pas mal de chemin à faire. Il se trouve dans un coin paumé, le dernier bled qu’il a traversé est déjà à une bonne vingtaine de kilomètres – le suivant n’est pas plus proche – lorsqu’une de ses roues crève. Comme c’est son boulot d’être sur la route et qu’il est organisé, il sait que sa roue de secours est OK, il se fait pas de soucis et se met en devoir de réparer ça. Il sort avec sa lampe électrique, chope la roue, puis s’aperçoit qu’il n’a pas son cric. Effectivement, le week-end précédent, il s’en est servi et ne l’a pas rangé.

Il n’a d’autre alternative que s’armer de courage et de partir à pieds au dernier village qu’il a traversé, où, se souvient-il, se trouve un garagiste qui devrait pouvoir lui vendre un cric.

C’est donc une longue marche qui l’attend. Comme on est en hiver, une pluie pénétrante commence à tomber et à le glacer jusqu’aux os. Il est dans le noir complet, sa lampe électrique ayant rendu l’âme quelques kilomètres après son départ.

Il commence donc à ressasser de noirs pensées, et à se parler à lui même :
– Est-ce qu’au moins cet abruti de garagiste va avoir un cric ?
– Ouais, bien sûr, tous les garages ont des crics. Mais, le mec, il va te voir venir, … dans ta situation, il va au moins t’en demander 500 balles …

Quelques kilomètres passent, et il continue a rouméguer (terme occitan dont la sonorité suffit à comprendre la signification) :
– Tu parles, il peut même t’en demander 1000 balles, de toutes façons, t’as pas le choix.

Exacerbée par l’absurdité de la situation, par les éléments qui se déchaînent contre lui, une sourde colère croît en lui au fil des kilomètres, et il continue son dialogue intérieur :
– T’es complètement à sa merci, mec. Il peut même te le vendre 2000 balles, son cric, et toi, comme un con, t’auras qu’à la fermer et payer …

Il arrive enfin en vue du bled, et il aperçoit l’enseigne du garage. Il rassemble le peu de forces qui lui restent et force le pas, continuant à rouscailler :
– Tu vas voir que ce connard est capable de t’en demander 3000, 4000 balles. Tu parles, c’est pas tous les jours qu’il trouvera un tel pigeon.

Arrivé au portail du garage, il commence à tambouriner. Pas de réponse. Il s’active derechef pieds et poings contre le portail, une tête hagarde de sommeil se pointe alors à une fenêtre du premier étage. C’est alors que le voyageur de commerce, au comble de la fureur et avant que l’autre ait pu placer un mot, lui hurle :
– ESPÈCE D’ENCULÉ, TU SAIS OU TU PEUX TE LE COLLER, TON CRIC, …

Le commercial et Toto

Un commercial est en train de faire du démarchage téléphonique. La sonnerie retentit dans une maison… et c’est Toto, 4 ans qui répond :

Toto :
– Allô. Le commercial :
– Bonjour. Est-ce que je pourrai parler à ta maman ?
– Maman est pas là
– Ah. Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre chez toi ?
– Oui il y a ma sœur.
– D’accord. Tu peux me la passer s’il te plaît ?
– D’accord.

A ce moment, suit un très long silence. Puis le petit garçon reprend le combiné :
– Allô ?
– C’est encore toi ? Je pensais que tu allais me passer ta sœur ?
– Ben, j’ai essayé, mais j’arrive pas à la sortir du parc !

Le représentant tenace

– Chère madame, dit l’homme qui vient de sonner à la porte, l’an passé, vous m’avez chassé à trois reprises alors que je venais vous interroger, pour l’IFOP, sur vos intentions en matière électorale. Pour me faire pardonner ces atteintes répétées à votre vie privée, je viens vous offrir un cadeau. Que diriez-vous de vingt-quatre mois de délai pour régler les traites de cette magnifique encyclopédie ?

Le retour d’urgence pour accouchement

Au beau milieu d’une tournée, un représentant de commerce reçoit un télégramme de sa boîte :
« Votre femme a accouché. Rentrez d’urgence. » Le type prend le premier train, saute dans un taxi, monte quatre à quatre les escaliers de la maternité et arrive hors d’haleine dans la chambre de sa femme.
– Je suis venu aussi vite que j’ai pu, dit-il en se laissant tomber sur le lit. Où est le petit ?
– Tu es assis dessus, chéri…

La mariage du représentant de commerce

Un représentant de commerce raconte à un monsieur qui partage sa table, au restaurant : – La plus triste journée de ma vie, c’est sans doute quand j’ai eu la malencontreuse idée d’aller proposer mes produits à Mme Blanchon, la directrice de l’agence matrimoniale.
– Vous n’avez pas fait affaire avec elle ?
– Hélas ! C’est elle qui a fait affaire avec moi. Elle a un tel baratin qu’elle a réussi à me faire épouser une de ses clientes, qu’elle essayait en vain de caser depuis plus de cinq ans.

Le couple de représentants de commerce à l’hôtel

Il est minuit dans une petite ville de province, et un représentant de commerce fait escale au Novotel du coin. Il prend une chambre pour une personne, et pendant que le concierge remplit les papiers, il remarque une femme superbe assise dans un des canapés de la réception. Il demande alors au concierge de l’excuser deux minutes, et il va engager la conversation avec la femme. Cinq minutes plus tard, le représentant et la femme, bras dessus, bras dessous reviennent voir le réceptionniste…

Le représentant dit :
– C’est incroyable, ma femme que voici et moi-même sommes représentants de commerce tous les deux. Et le hasard a fait que nous choisissions tous deux votre hôtel pour cette nuit. Pouvez-vous nous placer dans une chambre double ?
Puis il rejoint sa femme, et ils vont se coucher.

Le lendemain matin, alors que la femme est déjà partie, le représentant passe à la réception pour payer, et là STUPEUR : la note est de 900 euros !
– Vous vous êtes trompé. Je ne suis resté qu’une nuit, je ne dois quand même pas payer aussi cher !

Et le réceptionniste lui répond :
– Vous n’êtes resté qu’une nuit, mais votre « femme » couche ici depuis trois semaines…