Le don pour la synagogue

Un inspecteur du fisc se rend à la synagogue et demande à voir le rabbin. L’assistant le conduit dans le bureau du rabbin qui l’invite à entrer et lui offre un siège. – Monsieur le rabbin, un des fidèles de votre synagogue, monsieur Bensoussan a déclaré sur sa déclaration de revenus de l’an dernier avoir fait un don de 10.000 euros pour la remise en état de ce temple. Pouvez-vous me confirmer ce don ?

Le rabbin répond :
– C’est tout à fait exact. Monsieur Bensoussan nous a fait un don de 10.000 euros l’an dernier.

Puis, lorsque l’inspecteur du fisc est parti, il se tourne vers son assistant et lui glisse à l’oreille :
– J’aurai du lui dire : « Maintenant, il VA le faire »…

La perfection de la justice divine

Samuel, David et Nathan ont gagné une jolie petite somme au Loto. A peine la nouvelle est-elle tombée que les trois joueurs commencent à se chamailler pour chacun revendiquer une plus grosse part que les autres : l’un parce que c’est lui qui a choisi les numéros, l’autre parce que c’est lui qui a donné l’argent de la mise, et le troisième parce que c’est lui qui a porté le bulletin chez le buraliste… Incapables de se mettre d’accord, ils décident de demander l’arbitrage du rabbin, homme réputé pour sa grande sagesse. Le rabbin leur dit après qu’ils ont expliqué leur affaire :
– Vous allez devoir partager !
– Mais comment ?, répondent en chœur les joueurs.
– Eh bien d’abord, il vous faut choisir entre la « justice des hommes » qui par nature est imparfaite, ou bien la « justice divine » qui par nature est parfaite. Laquelle choisissez-vous ?
– Nous prenons la justice divine, évidemment !

Alors le rabbin leur dit :
– C’est très bien, c’est la réponse que j’attendais de vous : alors Samuel aura 3/4 de la somme, David aura 1/4 de la somme, et Nathan n’aura rien du tout.

Le stérilet en or

Un juif va voir le rabbin :
– Demain c’est l’anniversaire de Sarah et je ne sais pas quoi lui offrir.
– Vous avez pensé à un collier ?
– Mais il y en a partout des colliers dans la maison, elle les perd tellement elle en a. – Une bague alors ?
– C’est pareil, elle a plus assez de doigts pour les mettre.

Le rabbin vaguement excédé lui sort le premier truc qui lui passe par la tête :
– Et vous avez pensé à un stérilet en or ?
– Ah non, ça j’y avais pas pensé, merci rabbin.

Deux semaines plus tard, le rabbin et le juif se revoient :
– Alors ça lui a plus le stérilet ?
– Ah ça oui….. et en plus c’est la première fois qu’en lui offrant quelque chose, je rentre dans mon argent !

Le portefeuille en prépuces

C’est l’histoire d’un rabbin qui faisait les circoncisions. Ce rabbin, peut-être un peu fétichiste, avait gardé tous les prépuces excisés depuis le début de sa carrière. Au moment de se retirer, il rend visite à un tanneur de ses amis et il lui demande ce qu’il peut obtenir avec sa « récolte ». Le tanneur lui promet de faire l’impossible pour obtenir quelque chose d’unique à partir des prépuces. Un mois plus tard, le tanneur appelle le rabbin collectionneur pour lui dire que le travail est finit. Lorsque les deux hommes se rencontrent à nouveau, l’homme de foi se voit présenter un joli portefeuille. Surpris, le rabbin s’exclame :
– Quoi ? Je t’amène le produit de 30 années passées à circoncire tous les petits du Sentier, et toi tu ne parviens à me faire qu’un portefeuille ?
– Eh doucement ! D’accord, ce n’est qu’un portefeuille, mais si tu le frottes un petit peu, tu obtiendras une très jolie mallette…

Les rabbins réformistes

Trois rabbins réformistes se trouvent pris dans un terrible accident de voiture sur l’autoroute. Aucun des trois ne survit. Les voilà donc qui montent au ciel tous ensemble et qui se présentent devant l’Eternel qui les dévisage un par un, puis qui leur demande : – Réformiste, je veux bien. Mais où est-ce que ça va s’arrêter ? Toi ! Goldblum par exemple, des cendriers dans ta synagogue pour que Mon peuple puisse fumer pendant qu’on lit la Torah ? Bon, allez, je peux faire avec. Les hommes sont faibles, mais le verbe est fort !

Goldblum soupire de soulagement voyant que le courroux de Dieu à son égard s’est apaisé.

– Bauman ! Tu exagères. Je peux accepter que Mon Peuple puisse avoir faim, mais vraiment, servir des sandwichs au jambon aux fidèles du temple pendant Yom Kippour, à quoi ça rime ?

Bauman baisse la tête tant il est honteux.
– Mais même ça, tu vois, je peux passer, même si ce n’est pas casher et même si ça ne me fait pas très plaisir. Un Dieu doit savoir prendre sur lui pour ces entorses aux préceptes qu’il a édicté.

Enfin, Dieu se tourne vers le troisième rabbin et il lui dit :
– Toi par contre, tu es allé trop loin ! J’en demandais trop peut-être ? Tout ce que MONSIEUR le rabbin MENDELBAUM trouve à faire en ces jours bénis de Rosh ha-Shana et de Yom Kippour, c’est de mettre une pancarte sur la porte de la synagogue qui dit « FERMÉ POUR CAUSE DE VACANCES » !

Le chapeau du rabbin

Le rabbin annonce à ses fidèles :
– Mes chers amis, Je vais faire circuler mon chapeau parmi vous et chacun y glissera dedans ce qu’il voudra. Le chapeau circule dans l’indifférence la plus totale et fait le tour de la synagogue sans avoir reçu la moindre obole. Le rabbin s’en saisit puis lève les yeux au ciel :
– Merci, mon Dieu, de m’avoir permis de récupérer mon chapeau !

Les trois rabbins golfeurs

C’est Robert, un passionné de golf qui demande au responsable du terrain de golf de lui trouver un groupe de 3 personnes pour qu’il puisse faire le quatrième. Le responsable en parle aux habitués, et finalement, il trouve des personnes intéressées. Lorsque Robert revient faire sa partie, le responsable lui dit :
– Je vous ai trouvé un groupe de 3, mais ce sont des rabbins. Ça ne vous gêne pas ?
– Non pas du tout.

Et les 3 rabbins accompagnés de Robert disputent ensemble leur première partie. Dès le premier drive, Robert se sent un peu dépassé: il tombe à 150 mètres dans le rough, alors que les trois rabbins parviennent tous à 250 mètres sur le fairway…

A la fin de la partie, le score est sans appel :

Robert : 7 au dessus du par
Rabbi Jacob : 3 en dessous du par
Rabbi Ezekiel : 2 en dessous du par
Rabbi Lévy : 1 en dessous du par

Robert est assez étonné des performances des rabbins et il leur demande :
– Waow, vous jouez vraiment très très bien. Vous devez vous entraîner tous les jours !?

Mais rabbi Lévy lui répond :
– Non non. On ne vient qu’une fois par semaine. Nous allons juste prier une fois par semaine dans notre synagogue le jour de Shabbat, et nous demandons à jouer correctement, c’est tout !

Alors Robert rentre à la maison hyper excité et il dit à sa femme :
– Chérie, on va se convertir au judaïsme !

Et madame étant l’épouse dévouée type, ils se convertissent aussitôt, trouvent une synagogue, se mettent à prier tous les Shabbats et mangent casher !

… Une année passe, et Robert n’a toujours pas progressé dans son jeu : il se fait toujours avoir par les trois rabbins qui eux, continuent à jouer excellemment.

Un beau jour, la déception est trop forte, et il s’adresse à eux en ces termes :
– Oh je suis déçu, déçu, déçu… J’ai suivi vos conseils : je me suis converti au judaïsme, j’ai fait mes prières à chaque Shabbat, et j’ai rejoint une synagogue, tout ça pour jouer aussi bien que vous. Ça fait un an maintenant, et je suis toujours aussi mauvais !
– Dans quelle synagogue allez vous prier ? Demande rabbi Levy.
– Beth El.
– Ah je vois. C’est là votre erreur : Beth El, c’est pour le tennis !

La récupération des prépuces

Un contrôleur des impôts arrive un jour dans la synagogue d’un petit village pour un contrôle fiscal inopiné.

Le rabbin l’accompagne pour une visite des lieux.
– Alors dites-moi, Monsieur le rabbin, après avoir distribué votre pain azyme, que faites-vous des miettes ? Le rabbin, bon enfant répond :
– On les rassemble précautionneusement, et on les expédie en ville où ils refont du pain avec et nous le renvoient.
– Hmmm… Et la cire des chandelles non brûlées ? Que faites-vous des restes ?
– Eh bien, c’est pareil : on récupère les bouts et on les renvoie en ville pour faire de nouvelles bougies avec, qui nous seront réexpédiées.
– Hmmm hmmmm… A propos, je me suis toujours demandé… continue le vérificateur, pour la circoncision, qu’est-ce que vous faites de tous ces bouts de prépuces ?

D’un ton neutre, le rabbin dit :
– On les envoie en ville.
– En ville ? questionne encore le contrôleur, et qu’est-ce qu’ils peuvent bien vous renvoyer en échange de ça ?

Et rapide comme la foudre divine, le rabbin le foudroie en disant :
– Aujourd’hui, c’est vous qu’ils nous ont envoyé !

Le rabbin et la tartine beurée

C’est David qui est très très pieux, et qui va voir son Rabbin pour lui poser la question suivante :
– Rabbin ! Oh, Rabbin ! Ce matin j’ai reçu un signe étrange du Très Haut !
– Parle mon fils, que fut ce signe ? – Je n’ai pas su l’interpréter, mais je vais vous le conter. D’habitude quand je fais tomber ma tartine beurrée, elle touche le sol du côté beurré, quoiqu’il arrive. Or ce matin, elle s’est déposée délicatement du côté non beurré !
– Je vais y réfléchir, je te donnerai la signification demain mon fils.

Le lendemain :
– Rabbin ! Oh, Rabbin ! Alors, quel était donc ce signe que m’a donné le Très Haut ?
– Après maintes réflexions, il m’est apparu que tu avais tout simplement beurré ta tartine du mauvais côté mon fils.