Le trappeur perdu en Alaska

En pleine forêt d’Alaska, un trappeur complètement perdu et épuisé tombe sur un campement.
– Ouf, je suis vraiment heureux de vous voir, dit-il à l’occupant du campement. Ça fait trois jours que je suis perdu !
– Ne sois pas trop excité, l’ami !, répond l’autre trappeur, moi je suis perdu depuis trois semaines…

L’organisation des scouts

Un minibus plein à ras bord de jeunes scouts s’arrête sur le seul emplacement encore libre du camping. Une nuée de jeunes enfants en descendent en courant et se mettent à déballer le matériel et à monter la tente en quatrième vitesse. Pendant ce temps là, le chef scout donne les ordres et organise les manœuvres. Sur l’emplacement voisin, un monsieur regarde la scène abasourdi :
– Et ben ça alors ! C’est ce qui s’appelle de l’organisation et du travail d’équipe… Toutes mes félicitations !

Alors le nouvel arrivant lui répond :
– Oui, mais il faut dire que j’ai un secret pour parvenir à ça : personne n’a le droit d’aller aux toilettes tant que la tente n’est pas montée…

La première envie de meurtre

Le président d’une cour d’assises interroge un homme, accusé d’une série de crimes.
– A quand faites-vous remonter votre première envie de meurtre ?
– A l’époque où j’avais une douzaine d’années et où j’ai surpris ma mère en train de faire l’amour avec un mec méprisable et sans scrupules.
– Vous auriez dû en parler à votre père.
– Je ne pouvais pas.
– Pourquoi ?
– C’était mon père.

Sortir un jour de prison

Un bandit, qui vient de purger sa peine, franchit le seuil de l’établissement pénitentiaire et console le gardien en larmes qui l’accompagne :
– Allons, allons, mon pauvre vieux, ne vous désolez pas comme ça ! Vous aussi, vous en sortirez, un jour, quand vous aurez la retraite, dans… vingt-sept ans !

L’avocat commis d’office

Un affreux bandit s’est vu désigner un avocat d’office. Celui-ci, visiblement borné, est présenté à son client, par le juge d’instruction.
– C’est… ça, mon avocat ? Balbutie l’inculpé.
– Oui.
– Mais, dites-moi, monsieur le juge, s’il venait à mourir, on m’en désignerait un autre ?
– Evidemment.
– Alors est-ce que je pourrais le voir, en tête-à-tête, pendant quelques instants ?

Le suicide du pigeon

– Alors, dit le président du tribunal correctionnel, vous accusez ce chasseur d’avoir tué l’un de vos pigeons.
– Non, répond le plaignant. Je ne l’accuse pas formellement, mais disons que j’ai de fortes présomptions contre lui.
– Exposez-les.
– Voilà. D’abord, je l’ai vu saisir son fusil, épauler, viser le pigeon et appuyer sur la détente. Puis, j’ai entendu le bruit du coup de feu. Ensuite, j’ai vu le pigeon tomber à ses pieds. Enfin, quand je me suis approché, cet individu l’avait déjà mis dans une de ses poches. Et, jusqu’à présent, jamais un de mes pigeons n’a manifesté l’intention de se suicider de cette façon. Voilà pourquoi je dis que j’ai de fortes présomptions contre lui…

Les projets de la vieillesse

Un homme de quatre-vingt-dix ans reçoit la visite d’un conseiller financier qui lui vante les avantages d’un placement sur six ans.
– Six ans ! S’exclame le vieillard. Croyez-vous vraiment que je me préoccupe de ce qui se passera dans six ans ! Mais, mon pauvre ami, je ne fais de projets qu’à court terme. Tenez, pour vous en donner une idée, lorsque je fais mes courses, au supermarché, j’évite même d’acheter des bananes qui demandent encore deux jours pour mûrir.