Tentative de meurtre maritale

– Mettez-moi en prison, dit un homme qui vient de pénétrer, hors d’haleine, dans un commissariat : j’ai tiré à coups de revolver sur ma femme.
– Elle est morte ? Questionne l’un des agents.
– Si elle était morte, répond l’homme, croyez-vous que j’aurais besoin de me réfugier ici ?

La première envie de meurtre

Le président d’une cour d’assises interroge un homme, accusé d’une série de crimes.
– A quand faites-vous remonter votre première envie de meurtre ?
– A l’époque où j’avais une douzaine d’années et où j’ai surpris ma mère en train de faire l’amour avec un mec méprisable et sans scrupules.
– Vous auriez dû en parler à votre père.
– Je ne pouvais pas.
– Pourquoi ?
– C’était mon père.

Le suicide du pigeon

– Alors, dit le président du tribunal correctionnel, vous accusez ce chasseur d’avoir tué l’un de vos pigeons.
– Non, répond le plaignant. Je ne l’accuse pas formellement, mais disons que j’ai de fortes présomptions contre lui.
– Exposez-les.
– Voilà. D’abord, je l’ai vu saisir son fusil, épauler, viser le pigeon et appuyer sur la détente. Puis, j’ai entendu le bruit du coup de feu. Ensuite, j’ai vu le pigeon tomber à ses pieds. Enfin, quand je me suis approché, cet individu l’avait déjà mis dans une de ses poches. Et, jusqu’à présent, jamais un de mes pigeons n’a manifesté l’intention de se suicider de cette façon. Voilà pourquoi je dis que j’ai de fortes présomptions contre lui…

Condamné pour faux et usage de faux

– Signez ici, dit le gardien de la prison qui accueille un nouveau détenu.
– Impossible, proteste le prisonnier, je n’ai jamais su écrire. – Voyons, je lis, sur votre fiche, que vous avez été condamné pour faux et usage de faux.
– Cela prouve une seule chose, c’est que j’avais vraiment un très mauvais avocat.