La guerre des cacas

C’est l’histoire d’un caca qui part en guerre. En chemin il rencontre un deuxième caca. Celui-ci lui demande :
– Tiens, où vas-tu ?
– Je pars à la guerre…
– Je peux venir avec toi ?
– Bien sûr ! Et les deux cacas font chemin ensemble pour partir à la guerre… Sur leur route, ils rencontrent un troisième caca. Celui-ci leur demande :
– Tiens, où allez-vous ?

Les autres répondent :
– Nous allons en guerre…
– Est-ce que je peux venir avec vous ?
– Bien sûr !

Et les trois cacas partent en guerre… En chemin ils rencontrent la diarrhée. Cette dernière leur demande :
– Où allez-vous ?

Les trois cacas répondent :
– Nous partons à la guerre !
– Est-ce que je peux venir avec vous ? demande la diarrhée…

Et les trois cacas répondent :
– Désolé, la guerre, c’est pour les durs !

Le porno pendant la guerre

Les perles : Le porno

Commentaires concernant le film « passions de guerre » : « … une guerre de position, où les combattants sont constamment au garde-à-vous… »

« … Les spectateurs ne sauront jamais que le lit à baldaquin en chêne massif s’est écroulé sous la violence de l’offensive britannique… »

« … L’actrice principale dont les formes explosent dans son uniforme réglementaire d’un corps d’élite de l’armée américaine… »

(Extrême, octobre 1997)

Le vieux juif et le FeldGeneral

L’histoire se passe en 1936 en Allemagne. Dans un compartiment de train, un vieux juif est assis devant un FeldGeneral bardé de décorations.

A un moment, le vieux juif sort de sa poche un morceau de papier alu contenant deux sardines à l’huile. Il mange goulûment ses deux sardines, remet ses déchets dans le papier alu, et le tout dans sa poche. Pendant ce temps, le général l’a regardé d’un air pensif. Vu qu’ils sont seuls dans le compartiment, au bout d’un moment, le général demande au vieux juif :
– Tu es juif ?
– Ja, Herr General…
– Dis-moi, comment vous faites, vous les juifs, pour être d’aussi bon commerçants ?
– Ah, ça, herr General, c’est un secret qui ne peut être transmis que d’un juif à un autre juif… Je ne peux pas vous le dire.
– Ecoute. Voilà 5000 marks. Tu les prends et tu me dis ton secret, ou je t’envois dans un camp !
– Bon, d’accord, herr General, dit le vieux en empochant les 5000 marks. Vous voyez, si nous, les juifs, on est de bons commerçants c’est parce qu’on a de ça dans la tête…

Et il se tape le front de la paume de la main. Le général, en faisant le même geste :
– Et comment fait-on pour avoir de ça dans la tête ?
– Si on a de ça dans la tête, c’est parce qu’on mange de ça.

Et il tapote la poche où il a fourré ses déchets de sardine. Le général lui dit :
– Donne-moi ce que tu as dans la poche !
– Je ne peux pas le partager avec un goy…
– Tiens, voilà encore 5000 marks, je te les achète.

Le vieux lui donne les déchets de sardine, que le général déballe et mange avec moult haut-le-coeur. Quand il a fini, il regarde le vieux juif, l’air pensif, et il lui dit :
– Attends… Je viens de manger les déchets de sardine que je t’ai achetés 5000 marks, sans compter les 5000 marks que je t’ai donné avant. Et toi, les sardines, tu les avais déjà mangées…

Le vieux se tape le front avec la paume de la main et dit :
– Ben vous voyez ! Ça commence à rentrer !

Achronie

Torrent de sang qui vient de tes frères
Fleuve impétueux que tu provoquas
Démons de la terre que tu évoquas
Enfants mal nourris que tue ta colère
Infinie Tu déchaînes tes hordes barbares
Sur l’amour, sur la paix, ceux différents
Ceux que tu montres du doigt aux enfants
Qui comme toi ont cette horrible tare
Infamie

Resurgit d’un passé qui fut oublié
L’hydre de tes haines te consume
L’ignorance et la peur tu assumes
La mort de ceux qui ne veulent se plier
Achronie

La faim au cœur et au ventre la peur
Ces enfants meurent, innocents aux mains noires
Ballonnés de pitié, de mémoire
Amaigris, silhouettes d’une horreur
Infinie

Le gras au cœur et au ventre l’envie
Tes enfants mangent comme s’ils allaient mourir
Et ballonnent à défaut de maigrir
Obèses et repus pour une courte vie
Infamie

Resurgis d’un passé qui fut oublié
Tes enfants qui sont nés où l’on mange
Voient périr l’affamé qui dérange
Par son silence de supplicié
Achronie

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.

Combattre

Si voilà la sirène
La reine des tourments
Alors vient dans l’arène
Toi qui jamais ne ment Si ça cause plus en toi
Que de l’égarement
Lors jamais comme Roi
Tu ne seras amant

Si voilà l’éphémère
Qui demain sera morte
Lors ne soit pas amer
Si elle ferme sa porte

Si un jour dans un rêve
Tu étais dans son lit
Sans combat jamais d’Eve
Ne voudra compagnie

Laurent Zimmermann

ATTENTION : Ce texte est une œuvre originale, déposée auprès de la SGDL. Toute reproduction sans accord préalable de l’auteur est strictement interdite.